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L’activité physique, un facteur de santé indiscutable

L’INSERM reconnait dès 2007 que l’activité physique est un déterminant essentiel de la santé.

Or selon l’OMS, la sédentarité fait chaque année 2 millions de victimes dans le monde. A l’échelle mondiale entre 60% et 85% des adultes ne s’activent pas suffisamment, et ce en dépit de l’impact positif de l’activité physique sur la santé et le bien-être.

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On assiste en effet à une baisse généralisée de l’activité physique au quotidien et à l’adoption de comportements de plus en plus inactifs, à la fois dans le cadre privé et professionnel, notamment avec l’utilisation croissante des modes de transport passifs, dont l’impact sur le bien-être se mesure principalement sur le long terme.

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Activité physique ou sport ?

Le Professeur Pierre Rochcongar, président de la Société Française de Médecine du Sport rappelle que contrairement au sport, l’activité physique peut être pratiquée par tous. Quelque soit son âge, son état de santé, son niveau de handicap, tout le monde peut avoir une activité physique. 30 minutes d’activité par jour suffisent. En résumé, avoir une activité physique est une nécessité pour tous ; pratiquer un sport est un choix.

Il existe différents types d’activité physique et sportive : l’activité physique quotidienne, comme se déplacer, appelé «mobilité active » ; l’activité loisir plaisir puis l’activité sportive que l’on peut développer dans le cadre de clubs ou de façon ludique avec des activités comme la course à pied ou le vélo par ex.

« Aujourd’hui, un demi-milliard de personnes (12% de la population mondiale) sont considérées comme obèses»

Dans son rapport intitulé Statistiques sanitaires mondiales 2012 publié en mai 2012, l’OMS met en lumière le problème croissant des maladies non transmissibles. Selon ce rapport, un adulte sur trois dans le monde est atteint d’hypertension artérielle – affection responsable de près de la moitié des décès par accident vasculaire cérébral et cardiopathie. Un adulte sur dix souffre de diabète. L’autre fléau étant selon l’organisation l’obésité. « Aujourd’hui, un demi-milliard de personnes (12% de la population mondiale) sont considérées comme obèses».

Les Français et la pratique sportive…

Selon une enquête de l’IPSOS réalisée en 2008 : 61% des Français âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir une pratique sportive, et 95% d’entre eux le font pour leur santé.

La prévention par l’activité physique et la nutrition : enjeux de santé publique

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La prévention santé par le prisme de la promotion de l’activité physique et de la nutrition est un sujet au cœur des préoccupations de santé publique actuelles. De par son impact en termes de réduction de la mortalité et des morbidités liées au surpoids et à la sédentarité, les pouvoirs publics se rendent compte de l’importance de promouvoir une bonne hygiène de vie qui allie nutrition et activité physique régulière.

D’après la dernière enquête menée par ObEpi – Roche, l’augmentation de la prévalence de l’obésité se confirme. En 2006, l’obésité concerne 12.4%, de la population française contre 11.3% en 2003 et 8.5% en 1997

D’après une étude publiée le 17 juillet 2012 par la revue médicale britannique, The Lancet, le manque d’activité physique est en effet responsable d’un décès sur dix dans le monde, à peu près autant que le tabac ou l’obésité.

En 2008, l’élaboration d’un Plan National de Prévention par les Activités Physiques ou Sportives (rapport Toussaint), intégré au Programme National Nutrition Santé dans sa troisième version, marque une nouvelle étape dans la promotion de l’activité physique : amener les 54% de français qui n’atteignent pas le niveau minimal de 30 minutes d’activité physique modérée par jour vers plus d’exercice physique au quotidien, c’est le but que se fixe le PNNS 3.

La Charte de Toronto de 2010 insiste sur l’importance d’investir sur l’activité physique pour des répercutions sur l’humain, la santé, le développement durable et l’économie. Cette charte rappelle qu’ « il n’est jamais trop tard pour se mettre à l’activité physique, les adultes plus âgés y gagneront en autonomie, ils risqueront moins de faire des chutes entraînant des fractures et ils bénéficieront d’une protection contre les maladies liées à l’âge ».

L’Organisation Mondiale de la Santé puis la Haute Autorité de Santé (2011) sont passées à la prévention tertiaire (action en aval de la maladie, afin de limiter ou de diminuer les conséquences de cette maladie et d’éviter les rechutes) en s’interrogeant sur les freins à la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses telles que l’activité physique, les régimes diététiques, et les traitements psychologiques dans le suivi de certaines maladies chroniques comme le diabète de type 2, les maladies coronariennes ou encore l’insomnie.
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L’impact de l’activité physique chez les jeunes

La promotion d’un mode de vie actif et la lutte contre la sédentarité sont des objectifs du Programme National Nutrition Santé (PNNS). Or, comme le souligne l’INPES : « bien que le nombre d’heures de sport prévues dans les programmes scolaires français par les textes officiels soit parmi les plus importants de la communauté européenne et malgré une offre de loisirs importante (15,9 millions de licenciés sportifs dont plus de la moitié de moins de 19 ans en 2006 ; 4 millions de jeunes accueillis par les ACEM en 2007), à peine la moitié des jeunes en France atteignent le niveau d’activité physique défini par les recommandations (à savoir 60 minutes d’activité physique par jour).

Les enquêtes de population indiquent que 40 à 60 % des enfants et des jeunes ne pratiquent pas d’autre activité physique que celle des cours obligatoires à l’école, un chiffre en accord avec les statistiques des fédérations qui indiquent que moins de 50 % des jeunes adhérent à une association sportive avec « une fréquentation plus importante pour les garçons ».

Cette sédentarité croissante entraîne à la fois un accroissement du taux d’obésité chez les enfants dans l’ensemble des pays développés, mais également un phénomène de déconditionnement physique, notamment la baisse de la capacité d’endurance, dont les conséquences sont majeures non seulement pour la pratique d’un sport, mais également dans les activités au quotidien.

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