La ministre des Sports, Valérie Fourneyron, présente ce mercredi son projet en Conseil des ministres. Interview.

Médecin de formation, ancienne membre du staff médical de l’équipe de France de Volley, c’est tout naturellement que Valérie Fourneyron, devenue ministre des Sports de François Hollande, s’active pour le développement du Sport santé. Son ambition à terme : que « les médecins recommandent du sport plutôt qu’une longue liste de médicaments. » Parce que, argumente-elle études à l’appui, « l’activité physique ou sportive (APS) contribue au bien-être physique, mental et social de chacun. » Ce mercredi 10 octobre, elle doit présenter avec son homologue de la Santé, Marisol Touraine, son projet. En voici les grandes lignes en exclusivité. Interview.

Vous présentez aujourd’hui votre projet sur le Sport santé. En quoi l’APS est un facteur de santé publique ?

Le rôle bénéfique du sport sur la santé n’est aujourd’hui plus à démontrer. De multiples études scientifiques nationales et internationales ont en effet prouvé que l’APS contribue au bien-être physique, mental et social de chacun. A ce titre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande, pour un adulte, 150 minutes d’APS d’intensité modérée par semaine.

J’ai coutume de dire que le sport fonctionne un peu comme un effet dose. C’est-à-dire qu’il y a autant de pathologies liées au surentraînement qu’à l’absence d’activité physique. Mais au-delà de la lutte contre les dangers de la sédentarité (à l’origine de 15% des décès en France), l’APS peut jouer également un rôle thérapeutique. Pourtant, 50% des Français restent éloignés de toutes pratiques, ce qui renforce les inégalités en matière de santé.

Comment allez-vous concrètement les inciter à faire plus d’activité physique ou sportive ?

L’objectif est d’accroître le recours aux thérapeutiques non-médicamenteuses et de développer la recommandation des APS par les médecins et les autres professionnels de santé, dans un but de prévention du capital santé de chacune et chacun. En un mot, on pourrait dire : recommander du sport plutôt qu’une longue liste de médicaments.

Avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine, nous allons présenter deux axes de travail. Le premier concerne le grand public. Il vise à faciliter l’accès aux installations sportives, en élargissant, par exemple, les horaires d’ouverture ou en développant les dessertes en transports collectifs.

Ensuite, par la promotion d’une mobilité active (modes doux, marche à pied, cycles) dans les plans de déplacements urbains. Le renforcement de la pratique à l’école, à l’université, mais également au sein des entreprises via la mobilisation des contrats collectifs d’assurance complémentaire.

Il faut enfin développer l’offre de pratiques de loisir, y compris pour les handicapés ou les personnes en situation d’exclusion sociale.

Le deuxième axe s’adresse aux publics à besoins particuliers, tels que les sédentaires, les seniors ou les patients souffrant de maladie chronique. Il s’agit là d’inciter les professionnels de santé à recommander la pratique de l’APS. Il faut aussi faciliter la mise en relation de l’ensemble des acteurs qui peuvent encadrer cette pratique dans de bonnes conditions.

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Source : http://tempsreel.nouvelobs.com
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